Le nouveau blog du Zalex

10 avril 2009

Vacances d'avril

Trip to Salzburg

 

Debout aux poules !

Si ce néolocutisme est le rassemblement des deux expressions "debout aux aurores" et "levé en même temps que les poules", il n'en a pas moins le mérite d'être clair.

Enfin… beaucoup plus que le ciel à cette heure-là, quoi.

6h09, éjection du candidat avec ses trois sacs dans le but inavoué d'arriver à choper le train de 6h11… qui passe en fait aux 13 à cette heure-ci. Je devrais plutôt parler du train des 13 qui, de temps en temps, passe aux 11… mais de toute manière ça ne changerait rien au fait que j'ai heureusement réussi à l'attraper, le train !

Une fois arrivé à Lausanne, encore un peu céphalorectal à vrai dire, passage à la boulangerie pour aller chercher des Euros pour le voyage, puis achat du petit déjeuner chez l'agent de change du coin, prénommé NCR Electronics et plein de boutons carrés sur le visage, avant d'aller boire le café qui allait me réveiller…

…et me pousser à souscrire des actions auprès du fabricant des pastilles Rennie ®, tant le café était amer et inbuvable – en un mot dégueulasse -, genre résidu de raclure de fond de chiottes version 1985 lyophilisé pour ceux qui veulent tenter d'en comprendre le goût exact !

Ebrouement du train (et donc de mon estomac endolori) à 7h20.

Sublime paysage que celui qui vous accompagne dans le Lavaux, magnifique et majestueux serpentement dans le PAF (le Paysage Agricole Fribourgeois), bellissime plateau alémanique. Comment peut-on ne serait-ce qu'oser imaginer en perdre un seul instant, un seul mètre ? C'est tellement magique…

A peine quelques secondes après avoir quitté Lausanne, quelques fractions de seconde après le message de bienvenue ânonné (si, j'ai vérifié, il y a deux "n" et un circonflexe à "ânonner", c'est pas comme dans "Danone" où il n'y a ni circonflexe ni deux "n" de suite, d'ailleurs c'est logique car on n'écrit pas Nnêstlé !!) par la charmante voix céhefféfienne…

…à peine quelques infimes instants après le démarrage, donc, une nouvelle annonce gâche le silence du train : "Nächste Halt, Zürich Hauptbahnhof. Prochain arrêt, Zürich gare centrale. Next stop, Zürich main station". Mais comment donc peut-on oser assaillir ainsi les lobes acoustiques des pauvres voyageurs d'annonces si rapprochées, c'en est presque du harcèl…

Qqqqquoi ?????? Comment ça, Zürich ?!!

C'est en regardant ma montre que je constate qu'en effet, la petite aiguille fait lentement mais sûrement route vers le 10, tandis que la grande rampe ostensiblement en direction du 6, la trotteuse sautillant allègrement autour des deux autres en faisant "you you you you you you hou !".

Une fois mon esprit ayant repris le dessus sur l'emballage de coton qui l'entoure, mon œil droit focalisé sur la partie droite de mon champ de vision, l'œil gauche étant revenu dans la partie gauche, je tentai un étirement discret, façon "Aaaaaaaahhhhhh hhiiiiiiiign proutttt !" et entreprenai de regarder à quelle heure le train suivant devait partir.

Fort d'un battement (mais où donc était passé Robin ??) de treize minutes, ne stressons pas !

Quelques centaines de mètres avant l'arrivée à quai, le train était déjà à très basse vitesse, roulant sur l'inertie aux environs de 30 km/h selon le ressentiment que j'en avais, je me levai donc pour récupérer mes bagages placés sur le porte-valises en haut de l'escalier du deux-étages, devant pour cela faire déplacer un pot de peinture de 13 à 14 ans d'âge en train de faire la pitre en bouffant un chewing-gum, le cul posé à la fois sur la rambarde et sur la poubelle !

- Entschuldigung !

Le chewing-gum me regarda de travers, sans envisager de déplacer son auguste derche.

- Pardon, scusi !

Nouveau regard emprunt de tendresse et mettant en lumière le QI huîtrier de cette connasse.

Quelques secondes plus tard, le truc en question n'ayant pas bougé de l'once d'un iota, j'empoignai délicatement mon trolley bag vert et l'amenai – il est vrai assez brutalement – vers moi, ce qui asséna un superbe coup de roulette et de coin inférieur de valise dans le dos de la garde-poubelle qui faillit en avaler son chewing-gum. A quoi j'ajoutais un "Oops, désolé !" lancé sur un ton aussi sincère qu'elle semblait intelligente ! Au final, c'eût pour effet qu'elle bougeât tout de même enfin son popotin pour le poser sur la rambarde, environ 1m20 plus loin.

Le quai fut abordé, toujours sur la lancinante lancée du train, quand tout à coup un coup de klaxon prolongé fut audible, alors qu'un freinage particulièrement violent m'obligea à m'accrocher très sérieusement à la main courante, tandis que la grognasse fut propulsée contre la paroi au bas de l'escalier, ce qui provoqua l'éclatement de rire de 3 personnes qui avaient assisté à la scène précédente.

Et comme chacun sait, je ne retourne jamais un couteau dans une plaie…

…"Sous vos applaudissements", aurait dit Jacques Martin !

Arrivant deux voies plus loin près de mon Eurocity, je découvre un train d'une forme banale par rapport à nos bons vieux wagons, mais avec des compartiments de 6 places assises, larges et espacées, garnies de sièges de bonne facture aux housses de cuir noir. Climatisation parfaitement réglée pour moi, genre aux environs de 17°C, nous étions seuls dans le compartiment – et le resterons jusqu'à Innsbruck -, heureux et tranquille que j'étais pour sauter de gauche et de droite pour faire des photos. Après tout, si c'est pour rester 6 heures assis dans le même train, autant être confortablement installé.

Trajet non stop jusqu'à Sargans sur un parcours assez connu, vu que nous le parcourons lorsque nous nous rendons aux Grisons. Je profite de la halte de Sargans pour prendre deux photos super pourraves (à contre-jour et à travers la fenêtre du train) des M.A.N. gazeux du Fürstensturm Liechstenstein, puis nous repartons en direction de Buchs, dans le canton de St-Gall.

Une fois arrivés sur le coup de onze heures, notre Re 4/4 II estampillée 11207 prend congé de nous avant de se diriger vers l'entrée du garage où l'attendent probablement ses copines pour l'apéro, tandis qu'une locomotive des ÖBB reprend la direction des opérations. Passage d'uniformes policiers dans le train, car c'est la dernière halte sur territoire helvétique, puis départ…

…en marche arrière, en direction de l'Est. Feldikirch est atteinte à 11h20 et Bludenz à 11h35, puis se succèdent plusieurs paysages magnifiques, montagneux, faisant parfois penser à la ligne de l'Albula et ses villages somptueux avec des églises aux superbes clochers veillant sur les maisons.

Au sommet de la montée, on atteint Langen am Arlberg. Le chef de train nous informe par haut-parleur qu'en raison d'un retard du train croiseur, nous devrons patienter environ 6 minutes ici. Ayant remarqué au départ de Zürich que mon Allemand ne valait pas un Euro, il passe vers moi pour me répéter le message dans un français approximatif, au cas où je ne l'aurais pas compris. Belle attention ! Il faut dire que ce chef de train avait les manières empressées et chaleureuses d'un maître d'hôtel et la patience de parler lentement quand il transmettait ses informations en Allemand s'il ne les faisait pas – ça arrivait de temps en temps – dans d'autres langues. Chapeau bas ! Il finira son périple à Innsbruck, remplacé par un collègue bien moins délicat que lui…

Après avoir attendu les 6 minutes annoncées, de 12h02 à 12h15 (ben ouais…), notre train repartit enfin vers sa destination viennoise.

Sur les tronçons suivants, le train rattrapa une bonne partie de son retard grâce à un stratagème fort astucieux du chef de train : les haltes à St. Anton am Arlberg, Landeck-Zams, Imst-Pitztal et Ötztal furent particulièrement courtes, fait prévu dans les annonces disant que "Unser Zug hat viel verspätert, so bitten wir Sie sehr schnell auszusteigen und danken Ihnen um Verständnis !". Efficace.

13h35 Innsbruck, trois occupants nous ont rejoint dans le compartiment, Döner Kebab à la main (et dans mon nez tellement ça pue ces trucs !). Trois jeunes yos mais pas issus de la rue, sinon ils ne voyageraient sans doute pas en première, T-Shirts de skaters bien trop grand pour eux, pantalons avec la ceinture à la hauteur des fesses et les poches derrière les genoux, Nike TN sur les sièges en cuir… bref, le voyageur tranquille typique de la 1ère classe. Cela dit, ils parlaient français (!), et leur accent plutôt sudiste me fit penser assez rapidement qu'ils pouvaient ne pas habiter Innsbruck à l'année. Quelle intelligence tout de même J !!

Avec à peine 5 minutes de retard, les portes du train se fermèrent, hormis celle du nouveau chef de train qui venait de donner son coup de sifflet et restait debout sur la première marche pour contrôler le départ. Quelques secondes passèrent puis un Nokia Tune retentit dans la poche de chemise du chef de train.

La nouvelle sembla le réjouir au point qu'il frappa plusieurs fois du poing sur la barre métallique se trouvant à côté de la porte en lâchant un superbe chapelet de jurons que je n'ai pas compris, mais qui se rapprochait bien plus de l'édulcoré "putain de saloperie de chierie de bordel de merde à la con" du plus classique "oui ma chérie, je t'aime" ou d'un truc romantique du genre !

S'ensuivit un message haut-parleur que je n'ai absolument pas compris vu la rapidité et le ton cordial sur lequel il était transmis.

13h52, sorti du train sans que je le remarque, j'aperçus notre chef de train au visage rougi par la colère en train de gesticuler et de gueuler sur un employé survêtu d'une chasuble jaune sur le quai. Départ du train peu après l'embarquement du chef de train. Ce dernier n'ayant apparemment pas du tout envie de contrôler les billets, il restera assis tout au long du voyage sur un siège en maugréant !

Salzburg, 15h50, l'Euro-City de 15h29 arrive finalement en gare de Salzburg et me libère enfin. Je découvre une très belle gare, beaucoup plus petite que je ne l'imaginais, peut-être parce que je surestimais la grandeur de la ville, en fait.

 

Salzburg

 

Il faut dire que Salzburg est une très jolie ville. Surplombée par le Mönchberg et sa forteresse à l'allure autoritaire et intouchable, sa vieille ville est constituée de bâtiments magnifiques entourant une zone piétonne grâce à laquelle on arrive à imaginer la vie de ceux qui ont pu habiter ici… et de ceux qui habitent ici.

Accusant un jour de retard sur le programme prévu, je n'aurais à vrai dire pas la possibilité de visiter Salzburg comme je l'aurais voulu, devant notamment tirer un trait sur la visite des mines de sel, celle des grottes de glace (de toute manière n'ouvrant que le 1er mai) et, justement, celle de la forteresse, préférant de loin – puisque le temps manque – me balader en ville et découvrir les quartiers de Salzburg.

Je profitai en même temps de découvrir leurs transports publics, composés d'un Lokalbahn que je n'ai même pas pu entrapercevoir, d'une grande majorité de trolleybus et de quelques lignes desservies par autobus ou Postbus rouges autrichiens.

Au niveau des trolleybus, tout est à plancher bas. Même les plus anciens, que je croyais être des M.A.N. et qui sont en fait des Gräf & Stift du début des années 1990. Tout à fait conforme à ce que j'en attendais, c'est-à-dire intérieurement très proches d'un Mercedes O405GT avec notamment la barre de maintien arrondie de l'articulation, la disposition des places et le système de portes typique oquatrecentcinquienne. Un moteur électrique à onduleurs – ce qui m'a étonné d'ailleurs – dont la puissance est largement suffisante pour gravir la ville totalement plate (!) salzburgeoise. Ils disposent d'un simple afficheur monoligne (hé non, y a pas qu'à Lausanne qu'on a de telles antiquités !) donnant le prochain arrêt avec, en alternance, le "Wagen Hält" une fois l'arrêt demandé. A propos de la demande d'arrêt, au lieu d'un "mûûûûp" ou d'un "blêêp" ou d'un "ding", les salzbourgeois ont droit à un carillon de toute beauté à quatre tons successifs, mais qui à la longue doit devenir super chiant. En tout cas, au moins, lorsque quelqu'un appuie sur le bouton, tout le monde le sait !

L'hôtel Best Western Stieglbrau se trouve à environ 200 mètres de la gare, atteignable à pied ou en bus. L'arrêt du trolleybus est même si proche que je suis persuadé qu'un type qui s'encouble dans l'escalier à la sortie de l'hôtel se prend la gueule dans le poteau de l'arrêt de bus…

…très jolie chambre, assez grande et climatisée (j'ai quand même arrêté la clim' pendant la soirée tellement elle fait de bruit, mais bon…), donnant sur la gare et étonnamment pas extrêmement bruyante malgré les très nombreuses manœuvres de trains de marchandises pendant la nuit.

 

Salzburg – Linz

 

D'une durée prévue d'une heure, le voyage de Salzburg à Linz me permit de ne pas trop être fatigué après le voyage de la vieille qui fut tout de même long, huit heures de rail…

 

Je me réjouissais de pouvoir monter dans le fameux Railjet, le train à grande vitesse autrichien, dont j'avais déjà entendu parler à propos de son niveau de confort. Je me dirigeai donc vers le train, qui est vraiment magnifique il faut le reconnaître. Pénétrant dans le wagon de première classe, je me demandai si je ne m'étais pas trompé et s'il ne s'agissait pas d'un train spécial affrété pour les hautes sphères politiques locales. En effet, l'espace immense entre les places assises (simple siège à gauche, double siège à droite) est surprenant. Une fois enfoncé dans le confortable siège et les multiples réglables possibles compris, on a vraiment une impression d'espace inouïe, au point que je suis sûr que même Jonas se sentirait petit !

Peu après le départ en direction de Linz, un message haut-parlisé nous souhaite la bienvenue à bord du Railjet et nous informe que celui-ci dispose de trois classes : une classe Premium, une classe First et une classe Economy. N'ayant pas réservé mon siège pour un si court trajet, je me demande si je n'ai pas fait erreur et ne suis pas en Premium. Je me tranquillise une fois le passage du contrôleur fait, mon billet est valable, je ne suis donc pas en Premium !

D'emblée je constate l'excellent confort de roulement du Railjet et son silence de fonctionnement, sauf quand il respire. Hé oui, le Railjet respire. En fait, il s'agit probablement d'un effet de suspensions ou de vérins hydropneumatiques qui, dès que le train tourne, émettent une sorte de – merde, pourquoi je me suis lancé là-dedans, moi ? C'est malin… - "schbloup – slurp – gloup" ou un truc qui y ressemble étonnamment.

Les écrans d'information aux voyageurs, disposés toutes les 10-15 places environs, sont surprenantes de précision et par les détails qui sont fournis : aussi, le voyageur dispose de l'heure d'arrivée théorique à la prochaine station, des futures stations desservies et, en alternance, d'une carte GPS montrant le tracé de la ligne ainsi que l'emplacement exact du train. En alternance avec la prochaine station, se fixe un écran blanc avec la vitesse instantanée du train.

Fort hélas, il nous sera impossible d'atteindre une vitesse vraiment intéressante. D'abord à cause du profil de la voie, ensuite parce que nous subirons une petite spécialité au niveau du voyage : suite au retrait forcé de la locomotive du Railjet nous précédant, nous l'accouplons et procédons à un voyage en commun des deux Railjet, ce qui implique des arrêts superflus, etc., etc.

Nous circulerons donc à une vitesse moyenne de 90 à 100 km/h, avec parfois une petite pointe aux environs de 160 km/h, et même une fois à 170 km/h juste avant l'arrivée.

Là encore, il faut reconnaître le service très poussé à la clientèle : une distribution de jus de fruit a lieu envers les nouveaux voyageurs, ainsi que quelques amuse-gueule et une serviette rafraîchissante.

Après cet accouplement et les arrêts supplémentaires, nous arrivons à Linz après près d'une demi-heure de retard sur l'horaire, mais personnellement satisfait d'avoir pu goûter au Railjet.

 

Linz

 

La ville de Linz est encore plus belle que celle de Salzburg. La LändstraBe, l'artère principale commerçante qui va du centre ville jusqu'au point sur le Danube, ressemble assez à nos zones piétonnes généralement agrémentées de tramways dans le centre de nos villes helvétiques, telles qu'il en existe à Bâle ou Berne. Puis l'Obere- et l'Untere Donauerstrasse, qui longent le Danube, sont bordées de divers bâtiments plus modernes tels le Centre Ars Electronica, qui est en fait bien connu pour ces célèbres foires dans les domaines scientifiques.

L'Arcotel Nike se trouve au bord du Daube. La 306, chambre magnifique au 3ème étage, donne accès à une vue imprenable sur le Danube et ses bateaux. Ainsi j'aurai pu voir un joli coucher de soleil sur les rives danubiennes. Quant au restaurant, lui aussi avec la vue sur le Danube, il m'a permis de manger une excellente truite fumée accompagnée d'une mousse aux Cranberries, suivie de la célèbre et non moins fameuse Wienerschnitzel qui dans mon assiette avait quasiment la forme de l'Autriche !

Au final, je regrette de ne pas rester plus longtemps à Linz, car c'est une ville qui a beaucoup de charme et qui, somme toute, doit se visiter plutôt sur trois ou quatre jours.

 

Linz – Wuppertal

 

En ce 10 avril – hé, mais c'est l'anniversaire de Momo, deux secondes je reviens, je vais lui écrire un SMS ! -…

…en ce 10 avril disais-je, je profitai de me lever à 6h30, à peu près en même temps que le soleil, pour pouvoir prendre le train de 8h16 qui m'amènerait à Wuppertal, après un changement (4 minutes entre les deux) de train à Frankfurt-Hauptbahnhof, récupération d'un autre train pour rejoindre la gare de l'aéroport, d'où je monterai dans un troisième ICE à destination de Wuppertal, où je retrouverai enfin Numa, pas vu depuis fort longtemps car en voyage continuel ces temps.

Pour commencer, je pus contempler avec admiration les lueurs rosâtres et jaunâtres commençant à apparaître sur les bâtiments. Une fois mon sac prêt, je descendis déjeuner et me préparai à partir lorsqu'un reflet sublime sur l'Ars Electronic Center se fit voir. Tellement merveilleux que j'eus voulu le photographier. Hélas, vu la luminosité, impossible d'en faire quelque chose avec mon appareil photo, le problème à vrai dire, venant plutôt du photographe !!

Je quittai donc les bords du Danube avec regrets et me dirigeai vers la gare principale à bord d'un taxi Mercedes CDI, conduit par une grande femme à longs cheveux brun-clair et aux gants blancs, qui réussit à ne pas nous secouer jusqu'à la gare, conduisant de manière avenante, mais franchement sans traîner.

Des 8 Euros annoncés par la réceptionniste de l'hôtel, je dépassai nettement la somme prévue et mon voyage culmina à 8.10 Euros. La ruine complète !!

En gare de Linz, j'espérai que contrairement à ce que j'avais vu ces derniers jours au niveau des ÖBB, le train pour Francfort serait à l'heure, d'autant que je n'aurai en principe que quatre minutes pour changer de train en arrivant à Francfort.

Mon ICE arriva pile à l'heure en gare et j'embarquai très heureux dans un ICE 2 (à moins que ce ne soit un 3, mais je ne sais pas encore les reconnaître, à vrai dire). Je n'avais jusqu'ici eu l'occasion de voyager qu'une seule fois dans un ICE, entre Schaffhouse et Winterthur sauf erreur, il y a de ça au bas mot cinq ou six ans, et je me réjouissais donc de pouvoir en tester à nouveau un. Vu que je vais y passer sept heures et demie aujourd'hui, ça devrait suffire, comme test !!

Le train s'ébroua comme convenu à 8h16, dans une sonorité particulière des onduleurs qui ne ressemble pas du tout à celle de nos ICN. Grand confort des sièges réglages eux aussi dans tous les sens, mais malgré tout un poil en deçà de ce que j'ai pu voir dans le Railjet.

A 8h42, nous eûmes droit à un superbe freinage d'urgence en pleine voie, suivi d'un léger recul de train de quelques mètres… puis redémarrage une minute après, sans explication, ramassage des sacs pour ceux qui les avaient mal fixés. N'ayant pas vraiment l'impression qu'il y a des passages à niveau sur la ligne, je pense que le régulateur s'était réveillé et avait pensé à tracer l'itinéraire suivant…

Ce n'est qu'après Nürnberg, vers 11h55, que nous pûmes circuler à une vitesse semblant élevée. Je ne sais pas à combien nous allions mais les arbres passaient très vite, j'imaginais une vitesse de l'ordre de 250 km/h environ, sans savoir hélas si j'étais dans le vrai.

En fait, je découvris plus tard dans l'ICE suivant que nous voyagions à la vitesse de 294 km/h en vitesse de croisière. Suite au prochain épisode…

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10 décembre 2008

Incapable

Le verdict est tombé hier : je reste opérateur stations et je n'ai pas réussi ma certification d'opérateur trafic. En gros, ça ne change rien étant donné que de toute manière les tours de service sont faits pour alterner les services d'OPS et d'OPT. Donc je n'ai pas le droit d'être OPT mais je le fais quand même. Où est la cohérence dans tout ça ?

On m'a dit que j'avais fait des progrès durant la dernière période et que le jury avait hésité longuement avant de se décider, que j'étais à deux doigts d'avoir ma certification. J'ai personnellement plutôt l'impression, pardonnez le côté profond, d'avoir pris deux doigts dans un endroit particulièrement peu confortable. En gros, il paraît que c'est en fait une décision faite pour m'encourager, une sorte de coup de pied aux fesses afin de me permettre de faire mieux la prochaine fois.

Au final, entre deux doigts et un pied, avec tout ce que j'ai pris dans le cul hier, je commence à avoir un tout petit peu mal à l'arrière-train, moi...

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24 juillet 2008

Le Gornergrat

Profitant d'un jour de congé semi-inopiné, nous avons pris le train ce matin, Numa et moi, dans le but de faire une petite balade à la montagne. En fait, j'ai commencé par enfourcher ma moto à 06:20 ce matin, ayant raté le train de 06:13... afin que Numa ne débute pas sa matinée en m'attendant une heure à la gare de Lausanne !

La "petite balade" vit donc le jour sous la forme de deux fois quatre heures de train. Tout d'abord un Inter-Regio entre Lausanne et Viège, où nous débarquâmes dans la fraîcheur matinale de 8h30. Après quelques clichés des cars postaux pris à la Gare routière (ben ouais, on se r'fait pas, ma brave dame !), nous montâmes dans le MGB (Matterhorn-Gotthard Bahn) rouge et blanc qui nous permit de rallier Zermatt.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'était la première fois de ma vie que je foutais les pieds à Zermatt. Hé oui, comme je vous le dis ! Ben c'est une très jolie région, avec des paysages et certaines constructions qui font un peu penser à l'Engadine.

Depuis les 1'611 mètres de Zermatt, sortie de la gare, traversée de la route interdite aux voitures - ça c'est génial ! - et entrée dans la gare du Guéguébé (GGB = Gornergratbahn). Une composition récente est déjà presque pleine et prête au départ, elle s'en va peu après notre arrivée. Nous montons dans un véhicule bien plus ancien, révisé de fond en comble - j'ignore hélas quand -. Numa m'explique qu'il s'agit d'une ligne un peu particulière au niveau de son électrification, car elle possède une ligne bifilaire - avec deux pantographes appuyant dessus et un pont entre les deux pantos - et est alimentée en 725V mais à courant alternatif (triphasé 50Hz pour ceux qui veulent savoir).

La station d'arrivée du Gornergrat, aux environs de 3'000 mètres d'altitude, est vraiment magnifique. Elle laisse une vision féérique sur le Mol... Cervin :-) et diverses autres montagnes qu'on a l'impression de surplomber, un peu - pour ceux qui connaissent - comme en haut du Corvatsch.

Pour en savoir plus, y a qu'à regarder l'album photos !

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07 juillet 2008

Piqûre de rappel

Aujourd'hui nous fêtions, Rachida et moi, notre premier anniversaire de mariage. Afin de célébrer comme il se doit cette date et nous souvenir du moment où nous fûmes mariés, sur le Simplon, nous sommes allés à Ouchy afin d'y prendre un bateau et croisiérer sur le lac agité de ce lundi venteux.

Le temps d'un agréable déjeuner sur la terrasse ensoleillée du Lacustre, où des filets de perche nous sautèrent à la gorge après s'être baignés dans un fond délicieux de sauce tartare, après quoi nous avons embarqué dans le Rhône afin de rentrer à St-Prex par le lac.

Découvrant ainsi un paysage lacustre des plus beaux, grâce au ciel fisin (mi-FIgue, mi-raiSIN !) et au vent qui a permis au lac de s'agiter un peu - donc aux véliplanchistes aussi !! -, nous egrénâmes les vingt-cinq nutes de croisière qui nous menèrent chez nous tout en admirant la côte depuis le large, ce qui est assez inhabituel.

Finalement, même si le réveil fut un peu dur pour moi (11:30 alors que je travaillais de 00:00 à 08:30 !), le jeu en valait la chandelle. Les photos se trouvent sur un album sur ce blog...

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Les nouveaux locataires

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'arrivée dans notre appartement de nouveaux locataires :

Tout d'abord, deux petits plants de menthe poivrée entourant une touffe de mélisse...

Puis une petite touche fleurie avec la rougeur des Impatiens de Nouvelle-Guinée, le romantisme bleuté de l'Aster Victoria et le jaunissisme étincellant des Dahlia Hybrides.

Sur notre gauche nous avons ensuite la senteur musquée des Lantana Camara.

Le tout consolidé par la saveur poignante du basilic.

A venir voir et sentir prochainement à la maison...

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29 juin 2008

Le Numaversaire

Le 26 juin étant l'anniversaire de Numa, nous nous sommes réunis hier pour le fêter. Histoire de prendre un peu de la hauteur pour obtenir quelque fraîcheur vespérale, c'est le Signal de Bougy qui nous a accueilli. Après un repas migrotin, la petite balade digestive fut très appréciée : un petit tour vers les animaux où nous avons fait connaissance de quelques chèvres que nous avons caressées et admiré des lapins tout plus choux les uns que les autres.

Un petit arrêt encore sur le parc de jeu des gosses, où nous avons pu faire de la balançoire (ben ouais, y a pas d'âge...) et de la "pneurolienne" !

Enfin bref, encore une chouette soirée passée, dommage qu'elles soient toutes trop courtes !!

Joyeux anniversaire Numa !

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25 mai 2008

L'accueil à l'Aéroport

Pour imager ce que je viens d'écrire, voici quelques clichés pris par Numa à notre arrivée...

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Voici le comité d'accueil avec la zbanderole de bienvenue...

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...et la petite équipe au complet, manque encore Numa qui prenait la photo !!!

Un grand merci pour cet accueil qui m'a limite fait verser une larme également...

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Retour en Helvétie

Nous voici de retour en Suisse depuis quelques heures.

Même s'il y a eu des moments difficiles pour moi durant ces deux semaines, qui ont trait au pays lui-même et à certains éléments de ce pays, et en tout cas pas aux personnes qui nous ont reçues je tiens à le souligner, j'ai trouvé fabuleux l'accueil de toute ma belle-famille, leur convivialité et toute la chaleur humaine qu'ils apportent. Ce n'était pas évident de pouvoir dialoguer avec tous, car certains d'entre eux ne pratiquent pas beaucoup la langue française et j'avoue être totalement néophyte en arabe, où mon vocabulaire se limite à être capable de dire bonjour, au revoir, merci, mange !, joli, bien, santé, sept, huitante, cent, café, viens !, et peut-être encore un ou deux mots qui ne me viennent pas à l'esprit à la minute présente. C'est donc un peu light pour être capable de m'exprimer dans cette langue.

Comme je l'imaginais, le moment de la séparation fut donc particulièrement difficile et même en voulant rester fort, on craque dans ces moments-là.

Il est vrai que les moments passés en compagnie de plusieurs personnes particulièrement furent des moments forts : Mohamed, le frère de Rachida, qui fut notre hôte pendant la majeure partie de notre séjour au Maroc, et qui m'a appris à faire le thé, le VRAI thé... je n'ai plus qu'à tenter de le faire à mon tour. Adil, son fils, qui nous a notamment servi de guide durant nos vacances. Ayoub et Aissam, qui m'ont appris à jouer au football sur la Playstation :-)))))).

C'est impossible d'écrire ici tout le bonheur partagé durant ces deux semaines au niveau hospitalité et famille.
C'est impossible d'écrire ici toutes les bonnes choses qu'on voudrait encore leur dire, juste avant de partir...
C'est impossible d'écrire ici la tristesse qui fut la nôtre au départ de Bouskoura hier après-midi.
C'est impossible d'écrire ici tous les souvenirs de ce que nous avons vécu ces deux semaines.
Pour ça il y a nos mémoires, et l'album photo.
Pour le reste, il y a la prochaine fois...
Et un seul mot : CHOUKRAN !

Notre vol s'est passé sans trop de souci, hormis un défaut de fermeture d'une des soutes avant le décollage de Casablanca, qui nous a coûté une demi-heure de retard au départ - mais que fait la maintenance ?? :-) - étant donné qu'un tas de bagages avait décidé de ne pas rester dans l'appareil et de profiter de la chaleur du tarmac casablancais. Une fois l'avion réparé, départ pour la Suisse.

Quant à notre accueil à Cointrin, il fut lui aussi plus qu'à la hauteur, puisque nous fûmes reçus par Mireille, Numa, Damaris et Luc, munis d'une zbanderole de bienvenue. C'est vraiment excellent ! Merci, merci, merci. Quant aux photos, Numa s'en est occupé, elles seront disponibles dans le courant de la semaine avec les autres du Maroc ! Ca fait vraiment plaisir d'être accueilli de la sorte à son retour. Merci "les gars" !!

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23 mai 2008

Les dernières heures

Ca sent la fin. Ce matin nous sommes allés laver la 206, lui faire le plein et la rendre. Dommage, je l'aurais bien gardée !!

Profitant d'aller manger avec Adnan, il nous a dit qu'il préférait ne pas nous accompagner demain à l'aéroport car ce serait trop dur. A vrai dire, je le comprends tout à fait, les adieux se sont donc faits à la sortie du restaurant, très rapidement ce qui, finalement, est encore la meilleure solution.

Pour ce soir, c'est préparation des valises, le dernier diner avec la famille, la dernière nuit, etc, etc.

Les premières photos sont déjà dans l'album sur ce blog, pour les suivantes ce sera dimanche soir et probablement la fin durant la semaine prochaine.

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22 mai 2008

Vamos a la playa

La journée d'hier fut brève : lever à midi, un petit moment sur la Playstation en début d'après-midi - ouais, et même qu'en plus c'est un jeu de football, c'est dire... -, une petite partie de cartes, puis nous sommes allés se poser sur la plage pour jouer un peu sur le sable et regarder le coucher de soleil, avant d'aller bouffer un poulet au Kentucky et rentrer puis re-Playstation et un roi pour finir.

Passons donc à aujourd'hui...

Vu les conditions météorologiques pas totalement dégueulasses, à savoir un soleil flamboyant, pas un seul nuage dans le ciel, et une température idéale d'environ 23°C à l'ombre et d'environ... pfffouuuuh !... au soleil, nous sommes donc allés à Miami** pour crâmer un peu avachis sur des chaises longues, se baigner dans les piscines d'eau de mer et faire les cons avec nos raquettes de Beach-Machinchose. Tout ça avec Rachida, Zora, Ayoub, Adnan et Aissam.

**= pour ceux qui n'ont pas suivi, c'est le nom d'une plage à Casablanca, on n'a pas traversé l'Atlantique pour aller poser nos culs sur des relax !! Pour les autres, un bon point. Comme toujours, à 350 bons points, c'est un café, et à 350 cafés, y a droit à une bouffe. Et pour ceux qui veulent toujours savoir ce qu'il y a apràs... à 350 bouffes c'est une baffe !

Ca sent déjà les coups de soleil, mais une journée comme celle-ci fait du bien.

Demain, ce seront les adieux forcés avec notre 206 HDi que, personnellement, je ramènerai bien volontiers en Suisse tant elle est géniale pour se faufiler entre les bagnoles, les bus, les taxis et les autres dans le slalom-géant de Casablanca ! Cela dit, j'irai essayer une 206 HDi 1.4 helvétique pour savoir si cette voiture est décidément géniale... ou si notre p'tite noire a bénéficié d'un traitement de faveur. Parce que franchement, de telles reprises et accélérations à 6 dans la voiture, c'est excellent : à vue de pif, elle doit à peine dépasser les 15" de 0 à 100 km/h à plus-que-pleine-charge et on tient sans problème un bon 130 km/h en 5ème sur une montée semblable à la petite rampe autoroutière de la Blécherette... toujours à 6 dedans !!!

Cela dit, je me réjouis de rentrer à la maison, mais par contre un moment obligé que je sais d'avance que je vais vivre mal, c'est le moment des adieux. Tous les moments que j'ai reportés dans ce blog sont quand même des bons souvenirs qui resteront gravés en moi. En plus, comme je l'ai marqué au long de ces deux semaines, ma belle-famille est vraiment accueillante, les dernières minutes seront donc déchirantes, et vu que je suis assez sensible....... bref, vraiment je ne me réjouis pas de ce moment ! Je me souviens du départ de Mohamed et d'Ayoub l'été dernier à Genève, qui fut très très très difficile. Pourtant ils n'étaient, si je ne fabule pas, restés qu'une semaine, et encore nous nous étions pas vus tous les jours.

Et je me doute aussi que pour Rachida ça va être encore pire, car après 5 ans de séparation, puis un retour à la maison comme celui-là, il faut de nouveau partir, et évidemment ça fait mal.

J'ai dans l'esprit de ne pas oublier, comme dit en début de ces vacances, d'aller m'acheter de l'Eau Sauvage en arrivant au Duty Free genevois. Vais-je être assez longtemps pas trop con pour y penser encore en débarquant ? Vous le saurez en suivant le prochain épisode des aventures... bref...

Programme du week-end : samedi 15:20 décollage de l'aéroport Mohamed V de Casablanca. 15:30 embarquement dans l'avion. 16:00 décollage effectif - vous croyez quand même pas que l'avion sera à l'heure, non ??? Ca se saurait si les avions étaient à l'heure ! -. 16:10 sortie du bouquin de Su Do Ku. 17:00 réglage de la montre sur 19:00. 20:05 atterrissage prévu à Cointrin. 20:30 atterrissage probable (j'espère à Cointrin...). Puis fin de soirée avec les amis qui seront à l'aéroport s'il y en a. Dimanche, tentative d'ingestion du décalage horaire avec lever pas trop tard, commissions, reprise de la vie helvétique...

Donc à bientôt tout le monde !

Posté par le zalex à 22:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]